Boeuf bourguignon à la française, mijoté traditionnel
Le boeuf bourguignon à la française : une viande fondante mijotée dans un vin de Bourgogne, des légumes parfumés et une sauce onctueuse, pour un plat réconfortant à partager.
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Le boeuf bourguignon à la française : une viande fondante mijotée dans un vin de Bourgogne, des légumes parfumés et une sauce onctueuse, pour un plat réconfortant à partager.

Le boeuf bourguignon à la française est l’incarnation même du plat mijoté réconfortant, généreux et convivial. Imaginez des morceaux de bœuf fondants, longuement cuits dans un bain de vin rouge de Bourgogne, accompagnés de carottes, oignons, champignons et lardons, le tout lié par une sauce riche et parfumée. C’est un plat qui réunit, qui embaume la maison et qui invite à prendre son temps, tant pour la préparation que pour la dégustation.
La réussite du bourguignon tient dans la qualité de la viande, la patience du mijotage, le choix d’un vin rouge puissant mais non agressif, et le soin apporté à chaque étape : bien colorer la viande, faire suer les légumes, et laisser la magie opérer lentement. Suivez nos conseils de chef pour obtenir une sauce nappante, des arômes profonds et une texture irrésistiblement tendre. Ce guide vous accompagne pas à pas pour retrouver à la maison le goût authentique du bourguignon de nos tables familiales.
Ce plat emblématique est aussi un formidable terrain d’expression culinaire : il s’adapte aux saisons, aux envies et à toutes les occasions. Laissez-vous guider et découvrez comment personnaliser votre bourguignon, le servir comme au bistrot ou en faire un plat d’exception.
Le boeuf bourguignon est un pilier de la cuisine française, originaire de Bourgogne, région réputée tant pour ses vins rouges que pour ses élevages bovins. Son histoire s’inscrit dans la tradition des plats mijotés, pensés pour valoriser les morceaux de viande moins nobles, en les transformant par une cuisson lente dans le vin et les aromates. Si ses racines sont paysannes, ce plat a progressivement gagné les tables bourgeoises et les restaurants, devenant un symbole de la gastronomie hexagonale.
L’appellation même « bourguignon » souligne l’importance du terroir dans la recette, le vin de Bourgogne apportant sa structure et ses arômes au plat. Au fil des décennies, la recette s’est affinée : ajout de lardons, de champignons et d’oignons, liaison à la farine, et soin particulier à la brillance de la sauce. On retrouve des variantes régionales, voire familiales, chaque cuisinier adaptant le bourguignon à ses goûts et à ses souvenirs.
Si l’on ne peut pas dater précisément son apparition, le boeuf bourguignon est aujourd’hui reconnu comme l’un des grands classiques de la cuisine française, apprécié pour sa simplicité apparente, sa richesse de goût et sa capacité à rassembler autour de la table.
6 servings
Remplacez la viande par un mélange de champignons variés (shiitake, portobello, pleurotes) et de tofu fumé ou de seitan. Procédez de la même façon, en adaptant la cuisson à 45 minutes à feu doux. Le vin et les aromates donneront toute la profondeur au plat.
Utilisez une cocotte-minute : après coloration et ajout du vin, cuisez 45 minutes sous pression. La viande sera tendre, la sauce bien liée, parfait pour un repas rapide.
Ajoutez des navets, des panais ou des topinambours coupés en dés en même temps que les carottes pour une touche rustique et de la douceur.
Remplacez la moitié du vin par une bière brune pour une sauce plus corsée et une saveur légèrement caramélisée.
Servez le boeuf bourguignon bien chaud dans des assiettes creuses, nappé de sa sauce. Accompagnez de pommes de terre vapeur, de tagliatelles fraîches ou d’une purée maison. Un pain de campagne croustillant sera parfait pour saucer. Pour un accord réussi, choisissez un vin rouge de Bourgogne identique à la cuisson ou un vin du Beaujolais. Parsemez d’un peu de persil frais ciselé au moment du service pour une touche de couleur.
Le boeuf bourguignon se conserve 3 jours au réfrigérateur dans un récipient hermétique. Il supporte parfaitement la congélation (jusqu’à 3 mois). Pour réchauffer, faites-le doucement à feu doux ou au four à couvert pour préserver la tendreté de la viande. Ajoutez un peu d’eau si la sauce a trop épaissi.
Le paleron, la macreuse ou le gîte sont idéaux car ils deviennent fondants après une longue cuisson. Demandez conseil à votre boucher pour un mélange des morceaux.
Oui, c’est même recommandé ! Les saveurs se développent et la viande est encore plus moelleuse après un repos d’une nuit au réfrigérateur.
La marinade apporte du goût et attendrit la viande, mais elle reste facultative. Même sans marinade, le plat sera savoureux si la cuisson est maîtrisée.
Si la sauce est trop liquide, laissez-la réduire quelques minutes à découvert en fin de cuisson. Vous pouvez aussi ajouter une cuillère de farine délayée dans un peu d’eau froide.
Oui, un vin rouge corsé, peu tannique, comme un Beaujolais, un Pinot noir d’Alsace ou un Côtes-du-Rhône conviendra également.
Préparez tous les ingrédients : coupez la viande en gros cubes réguliers (5 cm), épluchez et coupez les carottes en rondelles épaisses, émincez les oignons, épluchez et écrasez l’ail.
Dans un grand saladier, mettez la viande, versez le vin, ajoutez 1 oignon émincé, les carottes et le bouquet garni. Couvrez et laissez mariner 2 heures à température ambiante (facultatif mais conseillé pour plus de goût).
Égouttez la viande et les légumes en réservant la marinade. Épongez soigneusement les morceaux de bœuf avec du papier absorbant pour une belle coloration.
Dans la cocotte chaude, faites revenir les lardons à sec jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. Réservez-les.
Ajoutez l’huile d’olive, faites dorer les morceaux de bœuf sur toutes les faces à feu vif, en plusieurs fois pour éviter qu’ils ne rendent de l’eau. Salez légèrement. Retirez la viande au fur et à mesure.
Dans la même cocotte, faites revenir l’oignon restant et les carottes de la marinade jusqu’à légère coloration. Ajoutez l’ail écrasé en fin de cuisson.
Remettez la viande et les lardons dans la cocotte. Saupoudrez de farine, mélangez bien et laissez roussir 2 minutes à feu moyen : la farine doit légèrement colorer pour lier la sauce.
Versez la marinade filtrée (sans le bouquet garni) sur la viande. Ajoutez le bouquet garni. Portez à ébullition en grattant bien le fond avec la cuillère en bois.
Réduisez le feu au minimum, couvrez la cocotte et laissez mijoter 2h30 à feu très doux. La viande doit devenir très tendre. Remuez de temps en temps, surveillez que la sauce ne réduise pas trop (ajoutez un peu d’eau ou de bouillon si besoin).
Pendant ce temps, nettoyez et coupez les champignons en quartiers. Faites-les sauter à la poêle avec le beurre jusqu’à légère coloration, puis réservez.
30 minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez les champignons dans la cocotte. Rectifiez l’assaisonnement en sel et poivre.
En fin de cuisson, retirez le bouquet garni. La sauce doit être nappante, brillante et bien liée. Si elle est trop liquide, faites-la réduire à découvert quelques minutes sur feu vif. Servez bien chaud.
Absolument ! Les saveurs se fondent et la viande s’attendrit encore plus lors du réchauffage. C’est un plat parfait à préparer à l’avance.
Respectez une cuisson longue et douce, et choisissez des morceaux adaptés au mijotage. Ne faites jamais bouillir la préparation pour ne pas raidir la viande.
Oui, il se congèle très bien. Laissez-le refroidir complètement avant de le placer en portion dans des boîtes hermétiques.